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Chaque jour est un défi pour révéler vos ressources et non un obstacle pour vous faire chuter .....Agir n'est pas ré-agir c'est apporter des réponses , choisissez la RESPONS-ABILITY (capacité à répondre)  -  Vous n'êtes ni fautif ni victime de ce qui vous arrive, vous en êtes tout simplement la source créatrice, c'est un pouvoir et non une faille, utilisez le pour créer votre vie ! - Aujourd'hui, ne vous inquiétez pas - - Aujourd'hui ne vous fâchez pas - - N'écoutez pas la peur et le doute et faîtes vous confiance - Aujourd'hui, bénissez la vie et aimez, faîtes la paix - - Aujourd'hui, vivez, osez ETRE vous-mêmes et agissez dans le PRESENT - - Aujourd'hui, soyez bon avec vous-même, avec les autres, et avec tous les êtres vivants ... n'écoutez que votre coeur et votre intuition  .... merci de votre visite - cherchez ici une réponse, un outil et vous trouverez ou demandez le moi par la fiche contact - Belle et lumineuse journée à vous ! Elisabeth on revelessencedesoi.com .....pour le BONHEUR EN SOI et PAR SOI, choisissez d'être heureux ... 


NM Médical, distribution de matériel médical

Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 19:39

 

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J'ai choisi cette photo car on dit que l'amour donne des ailes et c'est vrai, il permet de s'élever, c'est ce cadeau et cette révélation qu'est en mesure de donner une femme car elle n'en manque pas, elle en est pleine et peut s'en emplir à volonté du moment qu'elle est connectée avec la source et bien ancrée avec la terre mère; Si le masculin est cette épée phallique et symbolique de l'action, le féminin parait passif et intérieur mais il est  le graal, la coupe qui contient l'élixir de vie (fécondité) et la sagesse de l'amour, ce contenant est un canal direct avec l'énergie amour, bien ancrée dans son corps mais également avec les niveaux supérieurs. Elle a donc le pouvoir d'élever au niveau vibratoire de l'énergie amour, d'initier le masculin ...

La spiritualité est très masculine car tournée vers l'esprit, je l'ai vécue ainsi longtemps étant un chemin 3. C'était sans compter sur une certaine lune bleue de fin septembre 2012 qui m'a révélée à ma puissance féminine et m'a guidée vers une formation moon mother avec Miranda Gray. Une femme ne peut échapper à l'éveil de son féminin. Mais n'oublions pas que justement le 3 correspond bien à l'impératrice en tarot, un chiffre masculin par son essence impaire, le symbole de l'esprit en tarot, le 3 de la trinité qui amène à l'esprit (père, fils, esprit .. dans la symbolique et non la religion), a été représenté sous une forme féminine : l'impératrice, parce que justement, cet esprit, ce masculin ne doit jamais oublier sa connexion à l'amour, au féminin ... pour être complet et comblé donc équilibré. S'il s'éloigne trop de la matière (la mater, la mère), il n'est qu'éthéré et son incarnation ne lui est pas utile et profitable, il n'a aucune densité, son expérience ne lui permettra pas l'amour sur terre, ni la force de vie.

La femme a besoin d'aimer pour désirer et l'homme a besoin de désirer pour atteindre l'amour. C'est ainsi que la femme peu à peu a perdu son rôle d'initiatrice de l'amour pour répondre au désir de l'homme. Dans son féminin blessé, elle s'est perdue dans l'attachement, dans sa déconnexion de l'énergie amour dont elle est le contenant, pour être aimée, elle a accepté de devenir un objet de désir, ainsi est née la femme objet, celle qui recouvre les magazines et qui fait vendre du rêve, et est devenue esclave de ces images. Elle ne s'aime plus car bien entendu elle ne peut correspondre à ces images, elle a des formes et sa poitrine n'est pas un objet de désir siliconé mais bien une source de plaisir d'amour, un sein nourrissier qui donne la vie.

Quand elle reprend contact avec ce féminin divin, avec son essence profonde, cette force d'amour, guérit son féminin blessé. Elle prend les initiatives que lui permet son masculin intérieur qui a retrouvé ainsi sa force, c'est alors qu'elle peut enfin jouer le véritable rôle qui est le sien, celui de faire déposer les armes au guerrier, qu'il prenne contact avec sa sensibilité, et découvre l'amour, celui qui bat en son coeur, juste à l'intérieur de son armure qui l'enferme plutôt que ne le protège. Alors désir et amour peuvent enfin danser ensemble, désir d'aimer et aimer le désir. La danse des corps, la plénitude des âmes et la nourriture des esprits à l'unisson avec les battements de coeurs, l'énergie amour peut enfin circuler.

La femme est l'avenir de l'homme car le féminin est ce qui doit être révélé car caché et intérieur au masculin. La femme a ce pouvoir d'ouvrir les coeurs, cette sensibilité que l'on dit de sexe faible, n'est pas faiblesse mais force. C'est parce qu'elle doit en prendre conscience, que j'en ai pris conscience, que je vous partage les textes qui suivent pour jalonner ce chemin vers soi et vers l'autre, dans la complémentarité et le rôle de chacun.

Que vive le féminin et la force d'amour en chacun de nous,

Elisabeth  andraste

 

PS : les articles de ce style et donc de la rubrique ici "Nous les femmes"  seront bientôt j'espère basculés ou en parution sur mon nouveau blog http://www.revelessencedefemme.com  bloqué depuis sa création il y a quelques mois car sur wordpress qui requiert des qualités de webmaster que je n'ai pas  ... encore ..... à suivre, les abonnés seront informés de la solution que je suis en train de mettre en place, merci.


De temps en temps, on entend des hommes reconnaître que la femme est plus courageuse que l’homme. Mais cela n’a rien de réjouissant pour les femmes. La phrase paraît dispenser les hommes d’exercer, eux, leur vaillance, leur audace, et elle empêche les femmes de manifester leur véritable puissance qui vient du cœur. Comme elles endossent souvent, par défaut, la vertu masculine de courage (andreïa en grec désigne ce qui est propre au mâle, aner), elles font passer au second plan leur charisme propre. La Force dont elle doivent faire preuve dans le monde actuel s’exerce au détriment de l’Amour qu’elle ont a offrir.

Jacqueline Kelen, Amour, Religion et chausse-trappes, Un chemin d’ambroisie

La médecine que proposent certaines dames éveillées aux héros blessés, porteurs d’une image déchue de la virilité, est une médecine d’Amour : elle ne consiste pas à prendre, mais à apprendre. Ainsi commence l’art d’aimer où le corps, le cœur, l’esprit, ne peuvent être disjoints, où l’homme est libéré de ses fausses identités, de ses prouesses factices.

(…) L’homme doit accepter de se laisser guider et enseigner par la dame, de recevoir d’elle la lumière autant que les caresses et les soins.

Cette Dame mystérieuse qui tantôt reste anonyme, tantôt prend le visage d’Iseult, de Blanchefleur, de Guenièvre, plus tard de Béatrice ou de Dulcinée, est Sapience d’Amour. Grâce à elle, l’homme endommagé est rétablit dans sa virilité, dans sa stature d’homme debout, désormais il sait que l’Art d’aimer est un incessant perfectionnement spirituel.

Jacqueline Kelen, Divine blessure, Extrait

 

 

 

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Entrevue extraite du mensuel "Psychologies" - N°144/Juillet-Août 1996

 

Les femmes ont une chance inouïe, certifie Jacqueline Kelen, passionnée par les mythes et les symboles : elles sont porteuses d'amour ; de cet amour sacré capable de révéler les hommes à eux-mêmes et de transfigurer le monde.

"La femme est l'initiatrice de l'homme"

 

- Être femme est une chance pour vous ou vous arrive-t-il de le regretter ?
J'ai toujours trouvé qu'il était magnifique d'être une femme. Non pas que ce soit une catastrophe d'être un homme, ni une infériorité... [...] Selon que l'on est homme ou femme, notre mission diffère et il m'apparaît de plus en plus que celle de la femme est d'être la gardienne de l'Éternel par la voie de l'amour. La femme est une passeuse d'amour et elle incarne, ou du moins peut, au mieux d'elle-même, incarner cette verticalité qui relie l'être humain à Dieu.

- Qu'est-ce qui vous fait dire que c'est là sa mission ?
Cela ne s'explique ni rationnellement ni biologiquement, ni même psychologiquement. C'est une question d'intuition et d'expérience. Il est troublant, pourtant, de voir que tous les grands mythes légués par les traditions les plus anciennes, ceux de la civilisation égyptienne et avant elle, il y a 6000 ans, de la civilisation sumérienne ou de la Chine antique, se rejoignent pour décrire la femme comme la "Porte du ciel" ou l'intermédiaire entre le ciel et la terre. C'est elle qui est la dépositaire des secrets célestes, par elle que l'être humain peut retrouver la trace de la divinité...

- D'où lui viendrait cette mission, selon vous ?
De sa nature même. Aujourd'hui, beaucoup de femmes se sentent en éclat, morcelées. Elles se demandent comment concilier leur vie de mère, d'épouse et de femme qui travaille mais il me semble que ce malaise vient d'une confusion entre les rôles sociaux, familiaux et professionnels et le moi profond de la femme. À force de s'éparpiller à travers toutes ses fonctions, la femme a un peu perdu contact avec elle-même, avec sa nature féminine. Les féministes de la première heure contesteraient violemment cette notion de nature féminine... Mais, pour moi, ce qui fait le fondement même de l'éternel féminin, c'est la capacité qu'a la femme à aimer, sa faculté de transfigurer le monde visible et de montrer qu'il peut prendre une autre dimension grâce à l'amour qu'elle incarne.

- Manifestement, vous donnez au mot amour un sens très fort qui n'est pas forcément celui que tout le monde reconnaît...
Nous réduisons trop souvent l'amour à sa dimension psychologique. Si notre époque est malheureuse c'est peut-être, justement, parce qu'elle se fourvoie en rabaissant sans cesse l'amour au niveau de la psychologie.
Le sentiment amoureux est de cet ordre, tout comme la jalousie, la possession ou cette forme d'amour que l'on oppose à la haine... Chacun de ces sentiments relève du mental et de la psyché, un domaine obscur, compliqué, toujours en proie à des remous et des tourments... Mais l'amour dont je parle est synonyme de sacré et quand on le vit, on entre dans une dimension d'éternité, de pure offrande et de pure louange. Il ne s'agit pas là d'une formule, mais d'une expérience dont témoignent tous les mystiques et que l'homme et la femme peuvent connaître dans l'acte amoureux: dans les moments de ravissement de l'amour, nous prenons conscience que notre véritable nature est la joie et que nous sommes, par essence, des êtres d'allégresse.

- Ne craignez-vous pas de choquer en mettant sur le même plan la relation physique entre un homme et une femme, et la spiritualité ou l'expérience mystique ?
Si j'en choque certains, c'est parce que nous voyons tout en termes antinomiques: on a voulu séparer le corps et l'esprit comme si la spiritualité était d'ordre mental. Comme si elle impliquait de renoncer aux sensations, aux émotions et à la plus belle chose qui soit en ce monde: le désir. Ce serait une spiritualité d'eunuque. Si nous sommes vivants, nous sommes dans ce corps qui nous a été donné et l'amour, alors, passe par lui. Or, peut-être parce que la femme a la possibilité d'héberger en elle un enfant, elle est moins portée que l'homme à dissocier le corps et l'âme. Elle a gardé plus que lui le souvenir que le corps est sacré et qu'il est infiniment précieux. Elle reste la mémoire de ce lieu de plénitude et de lumière qu'est le paradis...

- Mais n'est-ce pas une femme, Eve, au contraire, qui a fait chasser l'homme du paradis ?
On a beaucoup calomnié Eve et on lui a fait un fort mauvais procès car Eve, en réalité, signifie la vivante. Or, s'il est une caractéristique féminine par excellence, c'est bien cette qualité de vivante. C'est à elle que la Femme, dans les femmes que nous sommes, doit sa dimension d'initiatrice auprès de l'homme. Une initiation qui n'a rien à voir avec le kamasutra ou les jeux sexuels... C'est la Shakti qui danse sur le corps de Shiva dans la tradition hindoue, la femme qui danse sur le corps de l'homme dans les traditions antiques... Dans l'acte amoureux, la femme fait cadeau à l'homme de son corps à lui, elle lui donne le sens de son corps à lui. Il est rare, en effet, que l'homme ait un contact juste et amical avec son corps. Même un sportif ou un homme très actif n'est pas vraiment dans son corps. Il n'éprouve aucune reconnaissance à son égard. Mais dans l'étreinte, l'homme prend conscience que son corps est infiniment plus qu'un corps. Il s'éveille à cette dimension d'éternité où tout se rejoint, le corps, l'esprit et l'âme, le ciel et la terre, ici et là-bas...

- Face à cette femme éternelle que vous évoquez, capable d'éveiller l'homme à la vie et à lui-même, comment voyez-vous les femmes d'aujourd'hui ?
La plupart n'ont pas conscience de la puissance d'amour dont elles sont porteuses. Elles cherchent à être désirées, aimées, chouchoutées, toutes choses qui sont très agréables et extrêmement importantes sur le plan humain mais qui n'engagent pas leur nature profonde... Elles devraient retrouver le rôle que jouait au XIIème siècle la dame courtoise vis-à-vis du troubadour, celui qu'incarne la dame à la licorne que nous voyons au musée de Cluny à Paris: ce n'est pas la femme qui demande à l'homme de rester auprès d'elle, de faire couple, et d'avoir des enfants avec lui. C'est celle qui tend à l'homme un miroir et qui l'invite à se hisser jusqu'au plus beau, au plus rare de lui-même; celle qui lui murmure qu'il doit se mettre au monde et découvrir en lui cet être de lumière qu'il est fondamentalement. C'est un rôle à la fois douloureux et exaltant: il lui faut sans cesse rappeler à l'homme qu'il ne doit pas se contenter d'être un bon père, un bon époux et un homme d'affaires -ce qui va de soi au demeurant- mais qu'il est aussi un pèlerin de la sagesse et qu'il ne doit pas oublier son âme...

- Pensez-vous que les femmes renoueront un jour avec leur mission spirituelle ?
Oui, parce qu'elles continuent malgré tout d'incarner l'amour. Encore aujourd'hui, celui-ci reste l'enjeu de leur vie comme il l'a été de tout temps et dans toutes les sociétés. Au nom de l'amour, la femme est prête à brûler tous ses vaisseaux et à prendre tous les risques, alors que l'homme se réserve. Les hommes sont très forts pour débattre d'idées, de politique, d'économie ou de technique mais ils ont des réticences à s'impliquer. Ils ont un mal fou à parler de leurs émotions et s'accrochent à des concepts. L'homme moderne, efficace, rentable, matérialiste se réfugie dans un monde cérébral auquel beaucoup de femmes se laissent prendre aussi, du reste. Pourtant, même si elles ne voient pas toujours son caractère sacré, vous remarquerez que c'est toujours les femmes qui parlent d'amour, comme c'est toujours elles, d'ailleurs, qui témoignent du corps. Moi je m'en aperçois constamment dans les conférences et les colloques: même sur des sujets scientifiques, les femmes ont une parole beaucoup plus incarnée. Elles parlent du lieu de leur corps et de leur coeur. Leurs propos sont à la fois sensuels, charnels, violents aussi peut-être mais toujours vibrants d'émotion et de vie.

- Voyez-vous dans le fait que l'on valorise davantage aujourd'hui les valeurs féminines un espoir pour notre société?
L'espoir, je le vois plutôt dans cette puissance capable de tout transfigurer qu'est l'amour. Les mystiques n'ont cessé de le dire : l'amour est tout. C'est lui qui crée les mondes. Lui qui nous a suscité et nous a fait émerger. Sans lui, nous tombons en poussière. Ce n'est pas une relation entre deux êtres, entre un homme et une femme ou une femme et un enfant; c'est ce qui permet toute relation. L'amour est la finalité même de l'univers. Et si nous avions davantage conscience que l'amour circule en nous comme le sang dans nos veines, je pense que nous serions infiniment plus respectueux de nous-même, de notre corps et des autres. Nous aurions aussi davantage de gratitude envers la vie, car la vie est un cadeau de l'amour.

 

Propos de Jacqueline Kelen recueillis par Anik Doussau.
Diplômée de lettres classiques et productrice à France Culture, Jacqueline Kelen a publié de nombreux ouvrages dont :
L'Eternel masculin (Traité de chevalerie à l'usage des hommes d'aujourd'hui )

 


 

Attention toutefois, Mesdemoiselles et Mesdames, à ne pas tomber dans le piège d'une certaine vanité d'incomprises vis-à-vis de nous les hommes, du genre :

« On se demandait, une amie et moi, pourquoi les femmes devaient toujours éduquer les hommes. Plus nous prenons de l'âge, plus nous constatons que les hommes n'apprennent pas vite. Ou encore, s'ils apprennent, ils en font rapidement un élément de pouvoir. Ne devrait-il pas y avoir des écoles de conscientisation pour les hommes afin qu'ils deviennent aptes à communiquer au plan énergétique et spirituel ?

Sur le plan phénoménal, c'est la femme qui fait éclore la maturité de l'homme. C'est la mère, la maitresse, l'amante, la fille, la sœur. C'est dans leur nature. Les femmes ont cette possibilité de remettre profondément l'homme en question. L'homme est moins remis en question par le succès ou l'échec professionnel ou social, par la santé ou la maladie que par le regard d'une femme. La femme a une puissance originelle, et, si elle la refuse, elle s'exclut du sens de la vie. Si elle place l'accent sur ce que l'homme n'est pas, si elle vit à un niveau conceptuel, dans des rapports qui se mesurent en termes d'infériorité et de supériorité, la maturité n'éclora jamais. Une femme profonde ne se situe pas au niveau des concepts. D'ailleurs, elle ne se situe pas. Elle n'est que mouvement, énergie. Une femme ne doit rien attendre, ne rien demander à un homme. Quand une femme demande ou impose, elle trouve toujours l'insatisfaction. »

Eric Baret
Les crocodiles ne pensent pas - Reflets du tantrisme cachemirien
(Almora)

Par Elisabeth Rouzier - Publié dans : NOUS LES FEMMES - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 22:08

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Un magnifique film culte .. poétique, artistique, philosophique, spirituel qui nous fait voyager dans les mondes à travers l'histoire de deux âmes soeurs, que je vous partage car il est absolument à voir ou revoir ....... 


 

Au-Delà de Nos Rêves

 

Réalisation : Vincent Ward
Comédiens : Robin Williams, Max Von Sydow, Cuba Gooding Jr
Genre : Fantastique, Drame
Nationalité : Américain
Durée : 1h46
Date de sortie : 2 décembre 1998

Synopsis : Chris et Annie forment un couple indissolublement lié capable de surmonter les plus rudes épreuves. Après quelques années d’une vie idyllique, leurs enfants, Ian et Marie, leur sont brutalement arrachés dans un accident de voiture. Si Chris cache sa douleur, Annie s’éloigne inexorablement de lui, se mure dans sa solitude et se réfugie dans la peinture. Quand Chris est à son tour victime d’une tragique collision. Il meurt mais ne disparait pas. Il connait une autre vie a travers les peintures d’Annie qui se mettent à s’animer et il comprend, ainsi, l’âme de sa femme.

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Alors qu'il se retrouve dans l'au-delà, sa femme, Annie, sombre
dans une irréversible dépression suicidaire et se retrouve en enfer parmi les âmes perdues. Chris décide donc de tenter une expédition impossible pour la sortir des bas fonds de l'au-delà (appelé aussi l'enfer).

Prix : Oscars Academy Awards 1999 des meilleurs effets visuels

 


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Par Elisabeth Rouzier - Publié dans : FILMS INSPIRANTS - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Lundi 22 avril 2013 1 22 /04 /Avr /2013 11:28

 

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« Ayant médité sur la douceur et la compassion, j’ai oublié la différence entre moi et les autres. »

-Milarepa

 

Demain c'est la journée de la compassion organisée par l'INREES, à cette grande occasion je vous ai mis pêle mêle le résultat de mes clics et de ce qui m'a intéressée. J'ai laissé tous les liens derrière les mots en turquoise ou encore derrière les sujets qui vous appellent, les articles, les interventions, la charte .. et vous allez ainsi pouvoir surfer au gré de vos interrogations, intuitions, curiosité.. quelle belle activité pour cette journée n'est ce pas ?

Vous pourrez aussi garder le sourire et le coeur ouvert, c'est un bon exercice. Personnellement j'ai découvert la compassion après la passion, c'est à dire la souffrance .. cette expérience douloureuse peut nous détruire ou au contraire nous permettre ensuite de mieux ressentir celle des autres et donc de voir derrière un méchant ... un souffrant ......... C'est très difficile au début car c'est très adapté aux moines boudhistes ou aux grands sages mais pour madame tout le monde et au quotidien dans la jungle de notre société, pas fastoche ... tout d'abord parce que nos vieux démons viennent nous chatouiller mais ça c'est plutôt cool, c'est l'apprenti sage ou encore parce que ce n'est pas encore très à la mode et les gens surpris du coup sont méfiants .. c'est encore si rare.... Je traverse actuellement une période de remous (divorce) et j'essaie bien de faire preuve de compassion mais c'est très difficile alors j'apprends et je me renforce. Je pense qu'il faut être fort pour faire preuve de compassion, contrairemeznt aux gens qui disent que les gentils sont faibles ... c'est une force intérieure à construire et qui par la suite nous aide au quotidien à être bien, heureux, serein, épanoui ... c'est prouvé par la science alors  et je vous confirme ... Donc sans l'ombre d'un doute, profitez de cette journée pour découvrir, approfondir ......... oser la compassion.

C'est un peu pêle mêle car ce n'est pas un article construit, il est ainsi volontairement pour ne rien vous imposer mais proposer des clics et une ballade ...

Bonne promenade alors et bonne journée de la compassion à tous !

 

Coeurdialement

Elisabeth

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La journée de la compassion, pourquoi ?

La Journée de la compassion, organisée le 23 avril 2013 par l’INREES et Inexploré magazine en partenariat avec les Editions Belfond, nous invite à nous tourner avec bienveillance vers l'autre.

Une idée forte, au centre de toutes les traditions éthiques et spirituelles,
et étudiée aujourd’hui par la science, qui nous appelle à renouer
avec l’écoute, l’empathie et l’amour altruiste afin de remettre notre humanité
au centre de notre monde

Découvrir la compassion

 

La compassion : de quoi s’agit-il réellement? Etymologiquement, ce terme signifie « souffrir avec ». Etre dans la compassion n’est pas nécessairement synonyme de pitié ou de charité, comme l’on peut communément le croire. Au contraire, cela signifie s’intéresser pleinement à l’autre, à ses ressentis et ses difficultés... Il s’agit ainsi d’être attentif à la souffrance de l’autre, sans exception, afin de l’aider à la soulager.

 

La compassion n’est pas non plus nécessairement l’affaire des religions. C’est une valeur universelle « au cœur de toutes les traditions religieuses, spirituelles et éthiques », comme le rappelle la Charte de la compassion, fondée sur cette idée : traiter l’autre comme nous souhaitons nous-mêmes être traités. Aujourd’hui, dans notre monde en crise économique, écologique, et morale, c’est également devenu un besoin fondamental. On doit réapprendre à porter attention à l’autre pour vivre en harmonie avec ceux qui nous entourent. C’est le changement révolutionnaire qui permettra à l’humanité de sortir du marasme actuel. 

 

 

 

« La tranquillité de deux mondes repose sur ces deux mots : bienveillance envers les amis, tolérance à l’égard des ennemis. »- Proverbe persan
          

 

 

 

 

Cultiver la compassion

 

Rêver d’un monde pleinement humain, c’est bien. Mais comment intégrer et cultiver l’idée de la compassion dans nos vies ?

 

D’abord, par des petits gestes au quotidien ! Prendre le temps pour être présent pour ceux qui nous entourent, leur prêter une oreille, partager leurs joies et écouter leurs peines. Offrir un sourire aux personnes que l’on croise, un coup de main à quelqu’un en difficulté. Se fixer un geste solidaire chaque jour, écouter nos élans de cœur envers les autres.

 

Il est également important de cultiver son propre jardin, car nous ne pouvons être dans l’attention de l’autre que si nous allons bien. Développons les activités et les relations qui nous font du bien et qui nous portent vers les autres, prenons le temps d’observer et d’apprécier ce qu’il y a de beau dans nos vies. Notre propre bonheur nous transforme et nous donne envie de le partager, d’en faire profiter les autres, alors cultivons-le !

 

Nous cherchons tous à être bien dans notre peau, valorisés, heureux. Essayons donc d’être plus patients, tolérants, bienveillants ; évitons les propos acerbes, les comportements condescendants, et nous nous transformerons de manière à donner aux autres l’envie d’adopter le même comportement à notre égard.

 

Développons enfin notre attention, afin de prendre meilleure conscience de nos paroles, gestes, et comportements. Essayons de nous concentrer un peu dans notre attention envers les autres, afin qu’au fur et à mesure du temps elle devienne naturelle, notre nature première. Alors, êtes-vous prêt à aimer ?

 

 

COMPASSION MODE D'EMPLOI

 

Oubliez ce que vous pensiez savoir. Que les choses soient claires : la compassion n’est pas la pitié, qui peut vite se teinter de sentimentalisme ou de condescendance. Elle n’est pas non plus l’apanage des religions – les croyances n’ont rien à voir là-dedans. Elle ne doit pas être un devoir ni une morale, mais un changement radical de conscience. La cultiver ne métamorphose pas en Bisounours docile, mais permet au contraire d’acquérir une force nouvelle. « Ce n’est pas seulement la capacité à diagnostiquer la souffrance, mais celle de la soulager », estime le psychiatre Olivier Chambon. Dans une interdépendance bien comprise – on est tous concernés, on a tous à y gagner. 

 

Ayez confiance. Parfois, nous nous privons d’échanges riches juste par peur : de nous dévoiler, de nous montrer sensibles, de perdre la maîtrise, de nous embarquer sur un chemin inconnu, de ses répercussions…« Oui, il y a un risque à s’ouvrir à la compassion… Mais plus nous nous enterrons dans son terrier, plus nous étouffons », remarque le philosophe Fabrice Midal. Face aux chimères de l’individualisme, soyons sûrs que nous y trouverons notre compte, qu’il y aura de beaux moments à la clé, que le sentiment de vivre pleinement s’en trouvera décuplé.

 

Affichez la règle d’or Traite les autres comme tu aimerais qu’on te traite comme d’autres affichent leur régime amincissant : sur le frigo, la porte d’entrée, en écran de veille ou en porte-clefs... Ou répétez-la mentalement au réveil et au coucher. Plantée dans un coin de la tête, cette petite graine finira par germer.

 

Ne vous mettez pas la pression.Personne ne devient un champion de l’amour impartial et universel du jour au lendemain ! La transformation est progressive, subtile. Il ne s’agit pas de devenir un Saint et de sauver seul la planète ; juste d’y contribuer. Si vous aimez faire la fête, continuez. Mais pas à pas, avec application et ténacité, vous allez commencer à voir le monde sous un éclairage différent.

 

Cherchez l’inspiration. Gandhi, Jésus, Bouddha, Mahomet, Mandela, peu importe. Quelles que soient les cultures, depuis des millénaires, l’histoire est la même : celle d’un être qui, face à l’expérience de la souffrance et du rejet, prend du recul, fait le choix de l’altruisme, et s’engage pour la justesse de sa cause.

 

Revisitez vos peines. Nier sa douleur n’est pas toujours positif. « La souffrance vécue dans nos vies peut nous aider à comprendre combien le malheur d’autrui est profond », dit Karen Armstrong. Prenons Gandhi : c’est sa propre expérience du racisme qui l’a amené à s’engager. Replongeons dans les moments qui nous ont peiné : la mort d'un être cher ; une remarque blessante ; des périodes de solitude, des rejets, des échecs… « Le but n’est pas de se complaire dans l’auto-apitoiement, mais de s’envoyer à soi-même un message d’encouragement et de solidarité. » A l’inverse, pensons à ceux qui nous ont encouragés ou donné notre chance : au boulot, à l’école... Chaque mot, chaque geste compte, pour nous comme pour les autres.

 

Cultivez votre jardin. Impossible d’aider vraiment quand on est soi-même en vrac. « La contagion émotionnelle peut anéantir », avertit le psychiatre Serge Tisseron. Mieux vaut donc d’abord chercher à être bien dans sa peau, suffisamment serein et ancré. Peinture, danse, chant, yoga, méditation… Frottez-vous à une activité qui fait de la place à autre chose que les pensées ordinaires, booste le sentiment de bien-être et de sécurité, puis ouvre à une conscience plus vaste de soi et du monde – sans exclure les côtés sombres. « Souvent, nous attaquons autrui précisément pour les caractéristiques que nous aimons le moins en nous, remarque Karen Armstrong. Si nous nous traitons avec dureté, nous allons probablement traiter les autres de la même façon. Nous avons donc besoin d'acquérir une connaissance plus saine et plus équilibrée de nos forces comme de nos faiblesses », de nos défaillances comme de nos succès. Mettez-les noir sur blanc, si ça peut vous aider.

 

Développez votre attention. Le mental est un petit singe qui saute d’une idée à l’autre. « Pendant une minute, nous ruminons sur l'inefficacité d'un collègue ; l'instant d'après, nous rêvons à nos vacances d'été ! » note Karen Armstrong. Sans devenir « maladivement scrutateurs » de nous-mêmesobservons combien ces réactions sont souvent biaisées et passagères. Et comme elles peuvent vite blesser – quand nous levons les yeux au ciel face à une remarque que nous jugeons idiote, par exemple. Voyons aussi comme c’est pénible quand quelqu'un se comporte ainsi envers nous,« et comme un geste gentil et inattendu peut illuminer notre journée. »

 

Tournez sept fois la langue. Avant de tenir un propos acerbe, essayons de nous demander : « Comment apprécierais-je que ceci soit dit à propos de moi ou des miens ? » De même, faites une fois par jour l’effort, « si vous vous apercevez que vous cédez à un accès de colère ou de jalousie, d’essayer de canaliser ce réflexe instinctif dans une direction plus constructive », propose Karen Armstrong. A chaque fois que vous y parvenez, mettez un euro dans votre tirelire ! A la fin du mois, tâchez d’avoir de quoi vous offrir un gueuleton à la santé de vos bonnes résolutions.

 

Vivez le moment. Nous ne cessons decourir : après un poste, des choses, des gens, en imaginant que notre bonheur en dépend – pour nous apercevoir ensuite que ce que nous désirions si fort n’est finalement pas si merveilleux. « A l’instant où nous obtenons quelque chose, nous commençons à avoir peur de le perdre », remarque Karen Armstrong. La solution : consacrer quelques minutes quotidiennes à contempler ce que l’on a. Un boulot, la santé, une famille, des amis, un peu d’argent de côté... Jusqu’à s’apercevoir qu’une fois assurée une certaine sécurité affective et financière, la plus grande richesse c’est d’être soi-même, bienveillant et ouvert à tout le reste.

 

Choyez votre entourage. Tous les matins, visualisez vos proches. Voyez ce qu’ils vous apportent, comment ils vous relient au monde. Sondez leurs souffrances, souhaitez-leur joie et sérénité, décidez de faire votre possible pour les aider. Puis incluez dans votre méditation quelqu’un que vous n’appréciez pas. Remarquez comment votre esprit se crispe ! Pourtant, d'autres gens aiment cette personne. Menace-t-elle vos intérêts, vous gêne-t-elle, vous donne-t-elle un sentiment d’infériorité ? Comme nous tous, elle a de bons et de mauvais côtés, et aspire au bonheur ; pourquoi lui refuser une bienveillance ? Faites taire votre juge intérieur. Engagez-vous à avoir à son encontre un mot ou un geste aimable.

 

Ecoutez. Vraiment. La communication est partout ; si on visait plutôt la communion ? Ne plus se contenter de rebondir sur les propos d’autrui pour agiter ses propres histoires ou arguments, mais être dans une attitude attentive, généreuse, prêt à entrer en résonance et à « faire de la place ».

 

Elargissez vos perspectives. Avez-vous déjà pris conscience de tous les gens qu’il a fallu pour que vous ayez, par exemple, un petit déjeuner ? Planter et exporter le café, concevoir et commercialiser la cafetière, fabriquer le pain, faire pousser le blé, produire la farine… Un exercice tout bête qui montre combien nous sommes interconnectés, d’un bout du monde à l’autre. De même, face à une situation perturbante, essayons de comprendre les différents points de vue, le contexte qui les engendre et qui les nourrit. « Imaginez-vous au sommet d’une montagne, en train de regarder votre quotidien », recommande aussi Karen Armstrong. Notre entourage, notre pays, son économie, sa politique, son système éducatif… Qu’est-ce qui, avec un peu de hauteur, n’est pas satisfaisant ? Voyons, mais ne fulminons pas. « Nous devons regarder notre communauté avec compassion, et évaluer son potentiel de changement. »

 

Soyez curieux. Souvenez-vous d’une rencontre ou d’un événement qui a bouleversé ce que vous pensiez savoir – d’une personne, d’un pays, d’un phénomène. Beaucoup d’idées préconçues méritent de se frotter à l’altérité. « Commencez par une culture qui vous attire », conseille Karen Armstrong. Livres, films, musiques, voyages… Explorez, questionnez, échangez, jusqu’à «prendre progressivement conscience que tout est plus complexe que les clichés simplistes que nous avons dans la tête. » Autre exercice : « Choisissez l'une des opinions auxquelles vous adhérez le plus – qu’il s’agisse de politique, de religion ou de football. Faites une liste de tout ce qui l’étaye. Listez ensuite les arguments opposés. Cherchez à apprendre des choses, jusqu’à sentir que vous commencez à changer d’avis. » Il ne s’agit pas d’adopter les idées inverses de celles que nous avions auparavant, ni de fermer les yeux devant l’intolérable, mais de développer une méfiance à l’égard des ouï-dire, ainsi qu’une capacité à embrasser le monde dans sa diversité et sa complexité.

 

Devenez acteurs. Socialement, la compassion s’incarne dans la justice, l’égalité, le respect des individus et de l’environnement. Chaque fois que nous achetons ou que nous consommons, nous adoubons un type de monde ; lequel voulons-nous ? Devant un étal, demandons-nous systématiquement d’où viennent les produits, comment ils ont été fabriqués, dans quelles conditions, à qui vont aller les bénéfices. « Si vous ne pouvez aider, au moins ne nuisez pas ! »plaide le Dalai Lama. Idem dans notre vie personnelle : «Comment gérez-vous les discussions et les désaccords ? Passez-vous assez de temps avec vos aînés ? Quelle place dans votre foyer pour l’écoute, l’équité, le partage, la solidarité ? » interroge Karen Armstrong.Au boulot aussi, nous avons une marge de manœuvre. Déjà, si notre boss nous fatigue, n’en faisons pas une affaire personnelle – ses réactions sont aussi le fruit de ses propres difficultés. Puis imaginons un moyen (même tout simple) d’améliorer le cadre de travail, d’humaniser les relations, de promouvoir la coopération. Puis « listez quels seraient les impacts sociaux de votre profession si elle faisait preuve de davantage de compassion. »

 

Fixez-vous un geste par jour. Juste un, pour commencerPas besoin qu’il soit spectaculaire : un sourire, une pièce donnée, une place laissée, deux mots échangés, un coup de main à un ami, un coup de fil à un parent, un peu de temps pour un collègue déprimé… Tout ce qui vous ferait du bien, à vous, dans la même situation. Notez-les sur un carnet. Faites le point chaque soir. Vous avez oublié ? Vous ferez mieux demain ! Tenez trois semaines – d’après les neurosciences, c’est le temps nécessaire pour transformer une activité en habitude.

 

Suivez votre cœur. Votre élan vous pousse vers un type d’action solidaire ? Ecoutez-le. « L’empathie n’est pas fondée sur la logique, mais sur la sensibilité, rappelle Karen Armstrong. L’important, c’est de reconnaître la connexion quand elle s’impose à vous. » Lorsque quelque chose vous touche, « amenez son image dans votre esprit à divers moments de la journée ». Puis lancez-vous, car c’est le seul moyen de se transcender. A vos marques, prêts…

 

POURQUOI LA JOURNÉE DE LA COMPASSION ?

Notre société, confrontée à une crise planétaire profonde, est en pleine remise en question. Une belle occasion de se reconnecter avec notre capacité d’aimer.

 

Le 23 avril prochain, l’INREES et Inexploré magazine en partenariat avec les Editions Belfond organisent la Journée de la compassion, qui nous appelle à traiter l’autre comme nous souhaitons nous-mêmes être traités. En tant qu’êtres humains, nous éprouvons tous des difficultés et des souffrances, mais cherchons également tous à simplement être heureux. La compassion veut dire écouter l’autre, être présent pour lui, s’intéresser à lui. Commençons déjà, le temps d’une journée, à nous tourner vers l’autre, et à remettre notre humanité au centre de notre monde.

 

Pour fêter cette journée, l’INREES vous invite le 23 avril 2013 à une conférence événement avec Karen Armstrong, historienne des religions, qui avait en 2008 lancé la Charte de la compassion. Une idée reprise dans son livre Compassion – Manifeste révolutionnaire pour un monde meilleur, publié chez Belfond, un programme en douze étapes pour intégrer cette valeur dans notre quotidien.

 

Mais comment devenir un être de compassion ? L’INREES vous propose, grâce à un web documentaire de 21 vidéos, le point de vue de scientifiques, de médecins psychiatres, de philosophes, d’écrivains, et de cinéastes. Des vécus, des conseils pratiques, et des expertises, à découvrir également à travers nos articles, pour remettre plus de cœur au centre de notre quotidien afin de renouer avec l’humanité heureuse et épanouie dont nous rêvons tous.

 

LE FILM

 Un petit film résumé de 12 minutes que vous trouverez juste après et ensuite vous pouvez en cliquant sur le lien "découvrir toutes les interventions" , passer en revue les 20 portraits .. ..

Etes-vous prêt à aimer ? 

La compassion : la découvrir, la cultiver, la comprendre. 
Un film de Sébastien Lilli. 

Dans une société en profonde quête de sens et de renouveau, l'idée de remettre l'humain au centre de nos vies est séduisante, mais pourquoi et comment le vivre au quotidien ? Ecrivains, médecins, scientifiques, historiens des religions, philosophes, et cinéastes ont accepté de livrer leur point de vue sur la compassion...

Avec Fabrice Midal, Leili Anvar, Frédéric Lenoir, Christophe André, Thierry Janssen, Olivier Chambon, Matthieu Ricard, Bernard Werber, Jan Kounen, Véronique Jannot, Vahina Giocante, et Philippine Leroy-Beaulieu. 

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Réalisé par Sébastien Lilli
Produit par Stéphane Allix et Sébastien Lilli
Image : Sébastien Duijndam
Animation : Patrick Mège
Assistante de production : Géraldine de Vries
Journalistes : Aurélie Caillard, Réjane Ereau

 

 

Avec la participation de personnalités telles que les philosophes Fabrice Midal et Leili Anvar, l’historien des religions Frédéric Lenoir, les médecins psychiatres Christophe André, Thierry Janssen, et Olivier Chambon, le moine bouddhiste Matthieu Ricard, l'écrivain Bernard Werber, le réalisateur Jan Kounen, et les actrices Véronique Jannot, Vahina Giocante, et Philippine Leroy-Beaulieu.

 

Frédéric Lenoir : « La compassion, c’est à la fois la possibilité d’un vivre ensemble, et les conditions profondes du bonheur personnel… Parce qu’on ne peut pas être vraiment heureux si on est pas dans cette relation d’amour, de respect et de communion avec les autres. »

 

Leili Anvar :« Chacun pour soi, travaillons à cette idée, et nous verrons que notre propre attitude, si elle est empreinte de compassion, va créer de la compassion chez l’autre. »

 

Fabrice Midal : « L’idée, c’est est-ce que nous voulons vivre dans une lutte permanente contre soi et contre le monde ? Ou est-ce que nous voulons avoir une perspective compatissante aussi bien envers soi qu’envers le monde ? »

 

Matthieu Ricard :« Le fait que notre bonheur et notre malheur passe et se construise avec et aux travers des autres, l’interdépendance - principe fondamental du bouddhisme - est le principe presque théorique de l’amour et de la compassion »

 

Découvrir toutes les interventions http://compassion.inrees.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

Découvrir toutes les interventions http://compassion.inrees.com/

 

 

 

  • compassion
    compassioncompassion

    Bernard Werber

    ECRIVAIN

    « Etendre notre esprit pour que l'autre soit une prolongation de nous-mêmes »

  • compassion
    compassioncompassion

    Philippine Leroy-Beaulieu

    COMÉDIENNE

    « Faire fleurir son propre jardin pour que le monde devienne un paradis »

  • compassion
    compassioncompassion

    Christophe André

    PSYCHIATRE

    « Augmenter notre bien-être augmente notre capacité à aider les autres »

  • compassion
    compassioncompassion

    Matthieu Ricard

    MOINE BOUDDHISTE

    « Travailler notre compassion pour changer notre manière d'être »

  • compassion
    compassioncompassion

    Olivier Chambon

    PSYCHIATRE

    « Pardonner aux autres mais aussi à soi-même… »

  • compassion
    compassioncompassion

    Jean-François Clervoy

    ASTRONAUTE

    « Voir la Terre depuis l'espace pour envisager l'harmonie »

  • La charte de la compassion
    La charte de la compassion

    La charte de la
    compassion

    CLIP

    « Traiter l'autre comme nous aimerions être traités »

  • compassion
    compassioncompassion

    Dalaï-lama

    CHEF SPIRITUEL TIBÉTAIN

    « Ne plus laisser de place pour la peur ou le doute »

  • compassion
    compassioncompassion

    Véronique Jannot

    COMÉDIENNE

    « La compassion c'est l'amour, l'altruisme, la générosité, un grand tout… »

  • compassion
    compassioncompassion

    Frédéric Lenoir

    PHILOSOPHE ET ÉCRIVAIN

    « Remettre la compassion dans notre monde pour plus de solidarité »

  • devenez un être de compasssion
  • compassion
    compassioncompassion

    Jeanne Siaud-Facchin

    PSYCHOLOGUE

    « S'ajuster dans l'harmonie de l'autre pour se poser dans le lien partagé »

  • compassion
    compassioncompassion

    Lytta Basset

    PROFESSEUR DE THÉOLOGIE

    « Une expérience qui décuple le lien avec l'autre »

  • compassion
    compassioncompassion

    Thierry Janssen

    MÉDECIN ET PSYCHOTHÉRAPEUTE

    « Aller chercher au fond de nous-mêmes ce que nous avons de meilleur »

  • compassion
    compassioncompassion

    Leili Anvar

    PHILOSOPHE

    « Révéler notre humanité dans ce qu'elle a de plus éclatant »

  • compassion
    compassioncompassion

    Vahina Giocante

    COMÉDIENNE

    « Vivre plus dans le moment présent pour être à l'écoute de l'autre »

  • compassion
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    Daniel Tammet

    ECRIVAIN

    « Imaginer qu'un autre qui nous agace aujourd'hui peut être différent demain »

  • compassion
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    Karen Armstrong

    ECRIVAIN

    « Manifeste pour un monde meilleur... »

  • compassion
    compassioncompassion

    Fabrice Midal

    PHILOSOPHE

    « Une attitude à cultiver pour explorer le monde »

  • compassion
    compassioncompassion

    Priscilla Telmon

    EXPLORATRICE

    « Repenser notre manière de vivre ensemble, avec plus de bienveillance »

  • compassion
    compassioncompassion

    Patrice Gourrier

    PRÊTRE ET PSYCHOLOGUE

    « Tous ces petits gestes tournés vers l'autre qui rendent notre monde humain »

  • compassion
    compassioncompassion

    Jean Becchio

    HYPNOTHÉRAPEUTE

    « L'amour est la pierre sur laquelle doit se baser une activité de soignant »

  • compassion
  • Ces héros de la compassionDans notre société, l’amour et la compassion sont souvent considérés comme des émotions. Une vision...

 

 

« La non-violence, sous sa forme active, consiste en une bienveillance envers tout ce qui existe. C'est l'amour pur. »- Gandhi


 

 

 
http://charterforcompassion.org/ pour signer la charte
Pour lire le texte de la charte voici le pdf que j'ai téléchargé où vous pourrez lire le texte en français

Par Elisabeth Rouzier - Publié dans : DE - CLIC du jour - Communauté : La voix du coeur
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Jeudi 4 avril 2013 4 04 /04 /Avr /2013 23:18

 

LA PIERRE DU MOIS D’AVRIL 2013 : LA MALACHITE

LA MALACHITE : l’ouverture

Le mois d’Avril est le mois de l’ouverture. Vous avez envie de faire de nouvelles choses. Les oiseaux chantent et l’énergie vous pousse à aller à l’extérieur, à aller prendre l’air dans la Nature et à entamer de nouvelles expériences. 

Dans la vague porteuse de cette année 2013, il est clair que de nombreux projets qui étaient en « stand-by » depuis des mois, voire plusieurs années, vont voir le jour. Vient maintenant le temps de la confrontation entre vos idées et la réalité extérieure. En d’autres termes, vous allez rencontrer dans la mise en phase de vos projets avec la réalité matérielle un certain nombre d’ajustements, de frictions, voire même d’opposition. Cela est normal et fait partie de la mise en matière de tout projet élaboré intérieurement. 

La pierre du mois d'avril : La Malachite ®Photo Serge BRIEZ Capmédiations - cristaux-sante.com

La pierre du mois d’avril : La Malachite
®Photo Serge BRIEZ Capmédiations – cristaux-sante.com

Votre environnement se révèle comme le miroir de votre projet et de de ce que vous êtes à travers lui.

La Malachite, pierre verte contenant du cuivre et renforçant la défense immunitaire, vous aide dans ce processus. La Malachite est une pierre d’ouverture, ouverture au niveau du cœur. Elle génère tolérance et empathie et permet d’accueillir en vous les tensions et les difficultés que vous pouvez rencontrer avec les autres. 

Comment fonctionne ce mécanisme sur le plan énergétique ? Prenons un exemple. 

Vous parlez d’un projet qui vous tient à coeur à un ami en pensant qu’il va vous soutenir dans cette idée et vous avez la désagréable surprise de le voir réagir avec agressivité, vous renvoyant que votre projet est utopique, qu’il n’est pas ancré dans la réalité et que vous faites n’importe quoi. Deux réactions possibles de votre part :

  • vous vous sentez blessé et en colère. Vous vous taisez ou entrez dans une dispute avec votre ami. Sa réaction le renvoie à sa peur et à sa propre difficulté à peut-être développer un projet lui-même et, par effet miroir, aux vôtres. Et vous réagissez sur le même mode réactif d’opposition.
  • vous comprenez que ce projet l’a dérangé et vous renvoie aux difficultés intérieures que vous avez vécues afin d’oser dépasser vos limites et mettre en œuvre ce projet. En d’autres termes, l’opposition de votre ami est le miroir de votre propre opposition intérieure. Cela est « l’attitude Malachite ». 

La Malachite vous aide à vous positionner. Vous accueillez les énergies de l’Autre dans le cœur et la compréhension. Vous ressentez que les oppositions et les difficultés qu’il énonce ont été les mêmes que les vôtres lors de l’élaboration de votre projet et cette énergie se transforme. Elle vous permet de ne pas entrer en colère, de ne pas vous sentir attaqué. La Malachite vous permet alors d’expliquer votre projet plus précisément, sur les points de détails qu’a soulevé cette opposition, et ainsi d’en affiner le concept et la réalisation.

La Malachite est véritablement une pierre d’amour et de partage qui vous aidera à favoriser l’insertion de vos projets dans votre environnement et vous donnera l’espace pour accueillir dans le cœur tous les nouveaux éléments qui se présentent à vous. Elle vous permettra aussi, si c’est le moment pour vous, de rencontrer de nouvelles personnes et pourquoi pas quelqu’un qui vous ravira le cœur. 

Conseils d’utilisation :

Munissez-vous d’un Galet de Malachite poli de 150/200 gr, ou d’une boule de Boule de Malachite, diamètre 8cm.

Prenez votre pierre en main aussi souvent que vous le souhaitez. Plus vous la prendrez en main et plus elle renforcera votre énergie et votre espace personnel. 

Veillez à la décharger en la mettant à tremper dans un grand bol d’eau, le soir lorsque vous avez fini de l’utiliser.

Avertissement : La Malachite est une pierre qui se « consomme ». Cela signifie que si votre corps se révèle avoir de grands besoins de cuivre, vous aurez tendance à « pomper » le cuivre qui est contenu dans la pierre. Elle deviendra progressivement mate et poreuse. Au bout d’un certain temps, elle sera « vidée » de son énergie et devra être remplacée. Néanmoins, ce mécanisme n’est pas systématique.

Source/ auteur danielbriezblog.wordpress.com

Par Elisabeth Rouzier - Publié dans : Lithothérapie - Communauté : Etre au coeur de soi
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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 22:43

l-homme-qui-murmurait-a-l-oreille-des-chevaux.jpg  

Je ne suis pas très présente en ce moment sur les réseaux et je pourrai bientôt j'espère prendre le temps d'écrire un petit mot aux abonnés du blog pour raconter mes péripéties sur ce fleuve de la vie en ce moment un grand rapide pour moi, je m'accroche à mon petit canoë et j'apprends beaucoup, vous en profiterez donc, c'est toujours ainsi  ... j'essaierai aussi de répondre à vos comms et également à plein de demandes en privé surtout pour des mises à jour du blog, tout viendra en son temps ...

En attendant, je profite d'une vie remplie de synchronicités si nombreuses qu'il faut suivre ... j'expérimente la matérialisation des pensées et en ce moment c'est quasi immédiat, très intéressant car plus facile pour faire le lien entre la cause (pensée) et l'effet (matérialisation).. Tout ça pour vous dire que cet article est la suite d'une synchro de plus : Je regarde ce film avant hier je crois (merveilleux à voir absolument, je vous le partage plus bas, émotions garanties) et je pense alors à une amie, j'ai envie de lui envoyer le lien et puis j'oublie ... le lendemain, alors que je travaille sur la voie chamanique (le voyage chamanique à la rencontre de mon animal totem aura lieu pour moi les 29 et 30 avril j'ai hâte !), je tombe sur une merveilleuse histoire d'amour et de guérison (que je vous partage après le film) encore liée à ce libre, sauvage, fougueux mais courageux et sensible ami de l'homme qu'est le cheval (mon totem ? va savoir ) et cette fois-ci le lien est fait, l'envie de partager est là et voici pour vous maintenant ici ... J'ai à nouveau pensé à une amie qui elle aussi, travaille avec des personnes autistes et toujours en lien avec le cheval m'a raconté de miraculeux échanges avec ces personnes soit disant fermées ....

Je crois que seul l'amour, la patience et la passion et surtout voir avec le coeur (c'est à dire au delà des apparences)peuvent là où tout parait impossible .... (les chamanes font ainsi et ne considèrent la folie entre autre que comme un moment passager et jamais irrémédiable, une épreuve qu'ils traversent d'ailleurs eux mêmes en errance au cours de leur initiation et un moment aussi où j'ai cru moi même l'être quand j'ai eu accès à une autre réalité ... et je me demande parfois ce que sont finalement ces maladies que l'on dit "mentales"... )  Je ne sais pas encore quelle signification réelle tout ceci a pour moi, mais tout ce que je sais, c'est que j'ai envie de partager ceci et que mes amies le recevront aussi.

Je vous souhaite une agréable vibration d'amour et d'espoir, de courage, de vie à travers ce film et la petite histoire qui suit.

COEURdialement 

Elisabeth

(PS : en faisant des recherches sur le film pour vous préparer cet article, j'ai constaté qu'il était prévu demain sur les programmes TV, c'est très amusant car je n'ai pas la TV mais finalement l'univers m'envoie les programmes qui m'intéressent 3 jours avant  par le biais du "hasard" et je ne l'aurais jamais su sans mon envie de partager  ... ce qui signifie que sans TV, nous pouvons très bien recevoir et regarder tout ce qui est vraiment bon pour nous, nous choisissons selon d'autres critères comme par exemple, la nature de nos pensées émettrices, nos vibrations, ce que notre inconscient veut nous révéler ... comme quoi vous voyez je m'amuse d'un rien, ah sacré enfant intérieur  )

  • LE FILM 
  • l-homme-qui-murmurait--.jpg
  • Drame de Robert Redford (1998)
  • Avec : Robert RedfordKristin Scott-ThomasSam Neill,Dianne WiestScarlett JohanssonChris CooperCherry JonesTy HILLMANKate BosworthSteve FRYE
  • Titre original : The Horse Whisperer
  • Résumé
  • Profondement marquée par un accident qui a couté la vie à sa meilleure amie et causé d'irréparables lésions à son cheval, Grace MacLean, jeune fille de quatorze ans, vit repliée sur elle-même renonçant à lutter contre l'infirmité. Sa mère, Annie, refuse de s'avouer vaincue. Fermement décidée à sauver à la fois sa fille et l'animal, dont les destins sont liés, elle se lance à la recherche d'un dompteur de chevaux capable de guérir l'animal de sa peur. Elle retrouve ainsi au coeur du Montana la piste d'un légendaire "Horse Whisperer"...
  •  .

 

 

 

 

L'HISTOIRE

Chamanisme et autisme : le garçon cheval

traduite par Lafontan Marc |

Jusqu'où peut-on aller pour les gens qu’on aime ?


Quand des parents partent à cheval aux confins de la Mongolie rencontrer des chamans pour « sortir » leur fils de la prison de l'autisme.....


En Avril 2004, Rowan Isaacson, un garçon de deux ans, a été diagnostiqué comme autiste. Cette nouvelle épidémie, qui touche désormais un enfant sur 150 (bien que personne ne puisse se mettre d'accord pourquoi), semblait arracher son âme. Ce charmant bébé animé aux yeux bleus a subitement cessé de dire les quelques mots qu'il avait accumulés au cours de l'année précédente. Il se mit à battre ses bras et babiller, à obsessionnellement aligner ses jouets, de se retirer en lui-même pendant des heures à la fois, a éviter le contact oculaire, à crier sans pouvoir se contrôler,comme si son système nerveux éclatait dans une série de volcans, le brûlant dans une  douleur sans fond, le terrifiant et le traumatisant, obligé à «s'envoler» dans un autre monde loin des confins de sa détresse, et laissant ses parents en deuil.

Rupert Isaacson : " Avec mon épouse Kristin, nous étions écrasés, hébétés. Un cancer, une maladie grave, c'est terrible, mais il existe des médicaments, un espoir de guérir. Avec l'autisme de Rowan, le diagnostic médical est tombé sans moyen d'agir.
Nous sommes sortis de l'hôpital avec un sentiment de désarroi et de solitude immenses. Le premier choc passé, nous nous sommes rués sur Internet pour chercher des informations auprès d'autres parents. Nous avons découvert qu'il existait différents types d'autisme et des tas de thérapies alternatives.
Laquelle était la meilleure pour notre fils ? Nous ne le savions pas, il fallait tenter. Au fil des jours, je me suis convaincu qu'être père d'un enfant autiste était un combat, pas un drame. Un enfant autiste, c'est à la fois un mur et une fenêtre ouverte sur un autre univers. On ne guérit pas de l'autisme, on l'apprivoise, on le fait reculer. L'autisme est une extrême difficulté à s'engager dans le monde, à entrer en contact avec les autres. Les connexions avec le cerveau prennent des chemins incompréhensibles, les perceptions sont différentes.

Un souffle de vent peut être ressenti comme une brûlure, un vêtement comme une armure pesante. Mais si on réussit à entrer en contact, d'immenses progrès sont possibles. Nous devions trouver un chemin d'accès à Rowan, une voie nouvelle, pas forcément rationnelle aux yeux des autres.
À 3 ans, Rowan ne parlait pas, il était terrassé par de violentes crises qui nous laissaient tous exsangues. Je l'emmenais dans la nature pour l'apaiser. Un jour, il a échappé à ma vigilance et s'est réfugié entre les pattes de Betsy, la jument de mon voisin. . « Elle a spontanément baissé la tête et remué les lèvres, en signe de soumission, raconte Rupert. Moi qui monte à cheval depuis l’enfance, je n’avais jamais vu ça ! Comme si mon fils avait un lien mystérieux à l’animal, une forme de communication directe avec lui. »
De lui-même, mon fils est allé murmurer aux oreilles des chevaux ! On n'échappe pas à son histoire familiale... Temple Grandin, autiste et professeure de sciences animales à l'Université du Colorado, m'a beaucoup éclairé à ce sujet.
Selon elle, chevaux et autistes pensent tous deux par images, ce qui explique leur connexion aisée. Les propriétés « thérapeutiques » du cheval sont connues depuis l'Antiquité. Certaines études ont démontré récemment qu’un balancement répétitif stimule les récepteurs cérébraux impliqués dans l’apprentissage, et favorise le roulement du bassin, producteur naturel d’ocytocine, l’hormone du bien-être. « Dans ces conditions, l’enfant reçoit et retient l’information de façon étonnante »

Ce même mois, j'ai dû passer quelques jours loin de la maison pour accompagner une délégation de Bushmen du désert du Kalahari à l'Organisation des Nations Unies à New York.
J'avais été impliqué avec ces paisibles chasseurs-cueilleurs pendant de nombreuses années, d'abord comme journaliste de voyage, puis en tant que militant aidant à plaider leur cause au niveau international, leurs maisons ayant été balayées pour faire place à des mines de diamants.
Les Bushmen avaient arrangé leur visite à l'ONU à l'occasion d'une convention internationale sur les guérisseurs traditionnels et les chamans.
Je me suis donc arrangé pour que Kristin et Rowan se joignent à moi , espérant silencieusement qu'en étant exposé à tant de nombreux guérisseurs pourrait avoir un effet bénéfique sur mon fils. J'ai été rapidement déçu.

Dès qu'il a été libéré dans le milieu des chamans  Rowan a été pris de folie meurtrière, dévalant parmi les plumes, peintes, les délégués exotiques, en criant sans cesse avec une telle violence qu'il surprenait des passants. Il a ainsi couru follement dans les diverses cérémonies, cassant à coups de pied les autels des guérisseurs de fortune, semant leurs herbes et encens sacré...
Certains guérisseurs étaient irrités. Mais d'autres, y compris les Bushmen, ont demandé s'ils pouvaient mettre la main sur lui.
«Il est des nôtres", a déclaré un guérisseur du Zimbabwe, faisant courir ses mains légèrement par-dessus la tête de Rowan et dans le dos.À ma grande surprise, loin de le perdre, comme à son habitude quand quelqu'un le touchait, Rowan, tranquillement assis, se mit à rire, semblant s'amuser.
Ce soir-là, Kristin et moi avons pris une promenade à travers les bois, Rowan en avance sur nous, chassant les oiseaux qui voletaient le long du sentier, babillant ses bêtises habituelles inintelligible.
Il nous a fallu un moment ou deux de constater que sa voix avait tout d'un coup changé en criant un vrai mot "Vert ! " Kristin et moi , on s'est regardé l'un l'autre. Au cours des deux jours suivant, Rowan a commencé à approcher les visiteurs et à leur montrer ses jouets. un comportement qu'il n'avait jusque-là jamais affiché.Il est soudainement devenu plus calme, moins hyperactif.


Mais quand nous sommes rentrés à la maison après avoir rencontré les Bushmen à l'ONU, j'ai trouvé que Rowan avait glissé de nouveau dans son babillage absurde.
Ses obsessions, l'incontinence émotionnelle et physique (à trois ans, il n'était pas encore formé à aller aux toilettes) étaient aussi mauvais que précédemment, si ce n'est pire.
Il y avait, cependant, un mot qu'il disait chaque jour: "Cheval"
Donc, ce soir-là, dans la lumière du soir en train de mourir,on est retourné dans le bois une fois de plus. Tout de suite, il s'est dirigé à travers les arbres du pâturage. Cette fois, je n'ai pas essayé de l'arrêter. Dès qu'il a été à la clôture, il a fait un bisous à Betsy. Et tout comme il l'avait fait avant, il se jeta sur le sol en face de ses sabots avant que je ne puisse l'arrêter.
Et encore une fois le miracle se produisit. Le cheval baissa la tête en obéissance volontaire puis a commencé à lécher et à mâcher, se soumettant spontanément à mon fils autiste.
"Cheval" dit-il joyeusement.
J'ai alors enfreint toutes les règles - je le devais. J'ai pris Rowan à la grange et j'ai mis une selle sur Betsy ...le gamin est devenu fou furieux.
Mais elle était comme un roc, se bougeant pas un muscle, même quand il se jeta sous son ventre alors que je sanglais la lourde selle ( pour nous deux) sur son dos.

"Veux tu monter?" Je lui ai demandé, ne m'attendant pas à une réponse.
"Oui "C'était la première fois que j'avais reçu une réponse directe à une question directe. Je me penchai, le ramassait et le mit en selle. Immédiatement la crise s’arrêta.
Son sourire était si large qu'il semblait s'étendre sur les côtés de son visage et dans l'air de chaque côté.
J'ai mis mon pied dans l'étrier et me balançait derrière lui, un bras tenant son petit corps solide stable, l'autre bras attrapant les rênes.
J'ai claqué ma langue et Betsy passa par la porte ouverte vers les pâturages. Je me suis arrêté, me demandant quelle direction prendre.
"Allez!"a déclaré Rowan, impatient. «Allez !' répétait-il. C'était incroyable. 
Je demandai :«Pour l'étang? Ou dans les bois? 
"L'Étang !"
Je n'avais jamais connu de conversation avec Rowan comme ça.
Une fois à l'eau, nous nous sommes arrêtés à nouveau. Un héron se tenait à l'autre bout de l'étang. Il nous regardait nerveusement, puis battit ses grandes ailes et a décollé.
« Héron», a déclaré Rowan spontanément. Il devait l'avoir reconnu des livres ou des vidéos de la faune. Mais encore une fois, ce genre de commentaires sur son environnement était nouveau - totalement nouveau. Pouvant à peine croire ce que j'entendais, je me suis tourné vers Betsy.
«Allons-nous revenir à l'étable ou à la maison?
"Retour à la grange!" 
Était-ce une simple répétition ou une directive réelle ? Nous sommes partis en direction de la grange. Puis une idée me frappa. Rien de sûr, mais. . .
«On marche ou on galope? 
"Galope !"
 «OK je frappais des talons les flancs de Betsy. Pris par surprise, elle recula sur ses pattes de derrière, puis partit en flèche vers l'avant.
Rowan hurlait, se cramponnait à moi et se mit à rire...moi je priais Dieu pour que Betsy ne trébuche pas... Quelques secondes plus tard, nous sommes arrivés à la grange, le rire Rowan décollait les murs.
"galope encore !" il m'a ordonné. Je pouvais à peine le croire, mais nous sommes reparti alors avec Betsy pour un vol en avant...
»Betsy arrête», a déclaré Rowan. Puis, tout à fait spontanément: "C'était amusant!"

 »Betsy est fatiguée maintenant. Nous allons lui donner un bain avec le tuyau.. Ensuite, nous allons lui donner un peu de nourriture"
«Donnez un peu de nourriture Betsy!" Rowan se met à rire,sautant sur place.
Avant de la mettre dans sa stalle pour la nourrir, j'ose une dernière suggestion.
«Donne Betsy une étreinte pour dire merci de nous avoir laissé la monter.
Sans hésitation, Rowan a ouvert ses bras et serra la tête de Betsy, qui pendait assez bas pour lui permettre d'atteindre. Puis il lui donna un baiser.
Comme il l'a fait, une expression de douceur extraordinaire s'empara d'elle - un certain ramollissement de l'œil, une bienheureuse demi-fermeture de la paupière avec son longs cils noirs.
Quelque chose se passait entre eux, une communication directe à laquelle je savais - cavalier passionné que j'étais - ne pas avoir accès.

A partir de ce jour-là le germe d'une idée a commencé à germer dans ma tête et une fois là, a refusé de bouger. Pourrait-il y avoir un moyen de combiner les deux seules choses qui avaient jusque-là aidé mon fils: chevaux et guérison chamanique?
Y avait-il un endroit dans le monde dont la culture pourrait combiner chevaux et guérison ?
Mongolie. L'endroit où, il y a 6.000 ans, le cheval avait d'abord été domestiqué. Un pays où, Je lis maintenant, le chamanisme, avec le bouddhisme, est la religion d'Etat.
Et si nous amenions Rowan là? Montez à cheval à travers cette vaste prairie originelle, allant de guérisseur en guérisseur, de chaman en chaman? Et si l'autisme de Rowan, au lieu d'éteindre nos vies, au lieu de signaler la fin de toutes les aventures, de tous les amusement, était au contraire la porte d'entrée de la plus grande aventure de tous? 
«Non», a déclaré Kristin, quand je lui ai parlé de mon idée. Absolument pas. Je ne peux pas croire que tu peux même suggérer une telle chose! t'es fou!"
«Peut-être que c'est le moment de faire quelque chose de fou, répondis-je.
»Rupert! Nous avons un enfant autiste. Et tu penses vraiment prendre l'avion pour la Mongolie, monter sur les chevaux et aller de chaman en chaman? Je suis censé étudier sérieusement cette question ?"

Au lieu d'abandonner,j'ai commencé la planification. J'ai contacté des chamans et une correspondance avec un guérisseur sibérien qui m'a parlé des effets bénéfiques de se laver dans les eaux sacrées de la Mongolie.
J'ai trouvé un jeune documentariste nommé Michel qui a offert de nous accompagner pour filmer le voyage, si nous décidions d'aller de l'avant avec le plan.
J'ai contacté un tour-opérateur en Mongolie, un homme appelé Tulga qui se spécialise dans les voyages inhabituels, pour lui demander s'il pouvait savoir quels chamans nous pourrions aller voir et s'ils pensaient qu'ils pouvaient aider un garçon comme Rowan.
Peu à peu, lentement, un plan a commencé à prendre forme. Kristin déplacé de "Pas question" à "On verra".
"L'enfer! dit-elle un soir, me trouvant penché sur l'ordinateur, obsessionnellement tapant les noms des lacs de Mongolie dans Yahoo et Google. «Tu vas vraiment le faire, n'est-ce pas?
Le lendemain matin, il y avait un courriel de Tulga disant que si je voulais, il pourrait apporter son propre fils sur le voyage avec nous. Il avait été bien réfléchi, écrit-il, et il semblait que les deux garçons pourraient s'entendre. J'en doutais. Rowan n'avait jamais fait un ami et ne pouvait pas communiquer avec d'autres enfants.
Kristin lut l'e-mail par dessus mon épaule. «Très bien, Ru, dit-elle. «Je vais venir. Je ne sais pas comment nous allons le faire fonctionner. Mais je serai là. Ce qui ne tue pas rend plus fort, non?
Elle se mit à rire. «Qui sait, peut-être les chamans pourront le former à aller aux toilettes!"


Le premier obstacle majeur venait d'être effacé. Nous partions en  Mongolie.


Il faut ajouter que face à une telle difficulté, les fragilités du couple remontent à la surface. Les journées d'un enfant autiste sont peuplées de colères et de rage qui laissent impuissant son entourage. Kristin et moi avions besoin de nous échapper pour évacuer la pression.
Nous vivons au Texas, en pleine campagne, nos familles sont loin et ne peuvent pas prendre le relais. Alors nous avons décidé qu'un jour par semaine, l'un irait faire un tour en ville pendant que l'autre serait le baby-sitter. Cette organisation nous a permis de survivre au quotidien, mais ce qui a vraiment sauvé notre couple du désespoir, c'est le voyage en Mongolie.

Exactement comment j'avais imaginé notre arrivée en Mongolie, je ne sais pas. Direct de l'avion à la steppe, je suppose, avec des chevaux sauvages qui nous attendent, sourire nomades acclamations, bovins, chèvres et de yaks qui font une sorte de numéro de Broadway en arrière-plan et les loups et les ours qui accompagnent au saxophone et trombone.
Certainement pas assis dans une chambre d'hôtel de second ordre dans la vilaine cicatrice de capitale de la Mongolie, Oulan-Bator, en essayant de déterminer où sur Terre j'ai pu trouver une idée pareille pour mon fils autiste de cinq ans.

La première sortie fut juste un court voyage à la montagne, où neuf chamans étaient en attente de nous rencontrer dans une vaste étendue de prairies. Certains des chamans étaient des hommes, des femmes, et chacun occupé à faire leurs propres préparatifs pour la cérémonie.

Au menu, entrailles moutons 
Mes doutes et mes craintes sont remontées à la surface à nouveau lorsque Tulga, notre guide anglophone, m'a présenté au président de l'association des chamans de la Mongolie. L'homme qui se tenait en face de moi avait une poignée de concassage et sentait la vodka. Étais-je tombé dans un nid de charlatans?
«Il n'est pas bon avec de nouvelles personnes, murmurai-je à Tulga comme il m'a demandé de lever Rowan prostré à terre. Murmurant des mots de réconfort pour mon fils, je l'ai passé au guérisseurs - autant que vous pouvez «passer» d'un coup de pied, l'enfant criait à pleins poumons.


Mais une fois dans ses bras, à ma grande surprise, il se calma tout d'un coup - jusqu'à ce que l'assistant du chaman passe une bouteille de vodka, à partir de laquelle elle a pris une gorgée copieuse, puis sans avertissement, cracha le liquide sur le visage de Rowan et le corps. Le résultat était prévisible.
«Gi-Rafe! hurla Rowan, «Je dois y aller à la mai-son!


Le second chaman sorti une sorte de harpe et se mit à jouer un air étrange. Puis il y a eu plus de crachats plus de vodka. Rowan a crié comme s'il avait été torturé pendant un moment avant de se re-calmer instantanément à nouveau.

Quatre chamans étaient debout sur une ligne, tourbillonnant au son du tambour, glisssant dans leur transe.
Rowan eu un profond rire pétillant, et à ce moment je savais qu'il était OK. En fait, non seulement OK - Je savais qu'il avait embrassé la situation et était, à un certain niveau, en paix avec cette cérémonie de fous.
un chaman, après avoir tournoyé, chanté et joué du tambour avec autant d'énergie que les autres,s'approcha près de Rowan, ses mouvements devenant plus silencieux - doux et lents. Mon fils redécolla sur un de ces fous rires à gorge profonde.


Après la cérémonie, pour la première fois de sa vie, Rowan jouait avec un autre enfant.
«C'est mon garçon, Tomoo.dit Tulga
 «C'est Tomoo? J'avais complètement oublié que lors de notre correspondance par courriel avant le voyage, Tulga avait dit qu'il pensait que ce serait une bonne idée d'apporter son six-année-vieux fils le long. Je pensais que c'était une mauvaise idée, et maintenant j'étais tort - un grand moment.



De retour dans la chambre d'hôtel ce soir-là Tulga nous a donné des rapports des chamans sur l'état de Rowan. Aujourd'hui, la guérison a été un succès, disent-ils, et ils étaient heureux que nous avions l'intention de visiter les gens de rennes dans l'extrême nord du pays. Ceux-ci étaient les plus forts de tous les chamans mongols.
Nous sommes donc partis en vaste intérieur de la Mongolie, en échangeant notre chambre d'hôtel pour les tentes et nos vans pour chevaux.
Un groupe de nomades quelques heures de route d'Oulan-Bator avait convenu avec Tulga de nous prêter des chevaux, et de là, nous avons commencés une randonnée d'une semaine en selle pour trouver les rennes.







.
Le guérisseur avait un de ces visages qui se empreinte sur l'esprit, sensation de brûlure dans la mémoire. Peut-être 60 ans, mais fort et en forme. Nez cassé, petite moustache, les yeux fixés presque trop écartés ci-dessous un front beaucoup d'arbres. 
Lourdes paupières. Il fumer une roulée et nous regardait avec un regard perçant, à travers le tipi faiblement éclairée. Il a parlé, les mots que je ne comprenais pas, sa voix un peu rude, s'essoufflant en une toux.
C'était Ghoste: le plus puissant des chamans de la Mongolie, un homme pour lequel nous avions traversé la moitié du monde et ensuite parcouru pendant des jours les plaines à cheval pour le voir. Serait-il capable de faire quelque chose pour mon fils autiste?
 «Il dit qu'il va aider le garçon, dit Tulga, notre traducteur. «Mais il sera cher. 
Il s'arrêta, paraissant nerveux. «500 $."
J'ai été surpris. «Dollars américains»? Un rire mal à l'aise. «Oui. Je pense que c'est beaucoup. J'ai regardé le chaman.
Avant de quitter la Mongolie Oulan-Bator, la capitale pour voyager dans l'intérieur du pays  j'avais justement pris cette somme en monnaie locale pour les imprévus. Nous ne l'avions pas utilisé. Maintenant, on nous demandait ce montant exactement.
«Bien sûr, dis-je. «Dites-lui, pas de problème." Une partie de moi a été pris de court par la demande. (Bien que j'ai découvert plus tard que l'argent a été partagé entre plusieurs éleveurs de rennes familles, et serait utilisé pour aider chacun d'entre eux.)

Le chaman a pris certaines herbes séchées, qu'il a placé sur la plaque chauffante d'un poêle à bois incandescent, la fumée et le parfum remplissant les ténèbres de la yourte.
Puis il se mit à genoux en face de Rowan, qui était assis sur les genoux de Kristin, et commença à le taper doucement avec la branche brûlée. Rowan a commencé à crier. Un moment plus tard, il était calme, riant, essayant d'attraper les herbes .. l'homme lui donna une tape sur la tête, le cou et les épaules. 
"Peux-tu sentir ça?"  me déclara Kristin dans un souffle
"Non" J'ai gardé ma voix faible. "Quoi ?"
" Pins et aiguilles. Dans tous mes bras. Vraiment fort. Tu ne peux pas sentir quoi que ce soit?"
"Non"

Le chaman arrêta avec les herbes, se tourna vers Tulga, et lui a posé quelques questions. Tulga traduit. «Il veut entendre l'histoire de Rowan -. Chez vous»
Alors nous lui avons raconté. À propos de l'autisme en essayant de décrire comment c'était d'avoir un enfant qui paraissait pas entièrement là, les tempêtes de feu neurologiques qui passaient bien sûr à travers son corps, les accès de colère, l'impossibilité d'apprentissage de la propreté, même s'il était presque six ans, le sentiment d'être complètement exclu de sa vie.
 
 Nous lui avons parlé de Betsy, et la connexion étrange entre elle et notre fils. Comment Betsy, de toutes les choses que nous avions essayé, orthodoxes ou non, avait semblé être la chose qui avait affecté le gamin le plus fortement.
Le chaman dit, par Tulga: «Ce soir, je vais faire un voyage. Pour l'Amérique, d'où vous venez. Pour travailler avec Betsy, le cheval, parce qu'elle est son protecteur. Ce soir, il vous faudra observer comment Rowan va dormir. Et demain, me le dire. Si vous remarquez quelque chose d'inhabituel, ou rien du tout. Puis, demain soir je vais travailler sur lui. Vous devriez aller maintenant."

Et nous sommes donc allés, retournant dans l'obscurité, Rowan sur mes épaules, essayant de sentir notre chemin jusuq'à l'endroit où nous avions planté nos tentes. Les étoiles et la lune étaient cachées par les nuages. Nous avons dormi  au sommet de la montagne, à la fin d'une longue journée, se demandant ce qui allait arriver.
À l'aube, j'ai entendu crier Rowan. Mon cœur se serra.
«Peut-être qu'il a besoin de faire pipi, je me demandais,sortant avec lui hors de la tente. J'avais raison. Mais quand pourra t il enfin y  aller comme un enfant normal? Serons-nous toujours avoir à déverrouiller la cause de tous ses accès de colère ? Combien de temps pourrons nous ma femme et moi le supporter?
Je l'ai ramené à la tente. Dieu, mais qu'il faisait froid là-haut, même si c'était l'été. Rowan, lui,  dormit plus longtemps qu'il n'en a jamais eu dans sa vie, un record de 14 heures.
Le lendemain soir, la tente du chaman était comme elle l'avait été auparavant, plein de gens assis autour de la lueur d'un poêle.
Le thé au lait de rennes était servi, et le chaman, Ghoste, a demandé comment Rowan avait dormi. Nous lui avons dit - la première partie de la nuit à poings fermés, puis une détresse au réveil à l'aube, puis de nouveau à dormir le plus longtemps que nous ayons jamais connue. Nous lui avons également parlé d'un rêve Kristin avait eu à propos de Betsy.
Ghoste hocha la tête au fur et à mesure de la traduction, puis se leva. La pénombre éclairée par des bougies et la lumière du fourneau le faisait apparaître presque comme une silhouette de rêve, il a alors mis un lourd manteau qu'une femme l'a aidé à enfiler.

Ghoste a ensuite tendu la main pour une coiffure et un masque, fait de faucon ou de plumes d'aigle. Comme il le mit sur sa tête, cachant son visage, se transformant en quelque chose de pas tout à fait bête, pas tout à fait humain, Rowan - qui avait été assis tranquillement exceptionnellement - a dit: "Wow! Regardez! Regardez ça! Un faucon. Un faucon dans la maison!
Tulga traduit pour le vieil homme, et un grand sourire a fait le tour du cercle.Le chamin prit son grand tambour rond et recouvert de fourrure. Tout à coup, il semblait massif, une transformation complète. Un moment solennel.
«Je suis un bébé éléphant! cria Rowan, de se mettre à quatre pattes et marchant de long en face de l'endroit où se tenait le chaman, impassible. "UURWUUUURRR!".
Ghoste, tranquillement, doucement, puis plus fort, a commencé à taper sur son tambour.
Rowan s'arrêta pour écouter. «Regardez, il est batteur. Le chaman est tambours! Il eut un petit rire. «Bébé éléphant! Et autour des jambes de Ghoste il fila, trompetant fois de plus, en riant d'une oreille à l'autre.
Le tambour continua, de plus en plus fort, plus rapide, Ghoste tourbillonnant tout à coup, ses pieds en évitant instinctivement Rowan de la même façon un cheval évite instinctivement un cavalier tombé sur le sol. 
J'ai alors saisi le gamin et l'amena sur mes genoux. La roulements de tambours a cessé.
Ghoste chantait puis aboya un ordre. Une main - il était difficile de voir qui dans l'ombre - lui a offert un petit bol peu profond. Il se pencha et tendit vers Rowan. Je pouvais voir qu'il était rempli de lait de renne.
«Bonne chance, pensai-je en tandis que Rowan, jusque là calme dans mes bras tressaillit et jeta au loin le bol tendu.

Ghoste se pencha, fixa l'enfant, puis ramassa le bol, le remis à une femme dans l'obscurité et reprit sa danse. Il s'arrêta brusquement, posa son tambour, ôta sa coiffe, se pencha et offrit de nouveau le bol à Rowan. Enchanté, Rowan tendit la main, la prit.
Le rituel était terminé. Nous ne le savions pas. Mais un moment ou deux après Ghoste repoussa sa coiffe en arrière, haussa les épaules, enleva le manteau du chaman, s'assit et fouilla dans sa poche pour une cigarette. Il a dit quelque chose dans le cercle des visages et éclairé.
«Il dit que c'est fait", a déclaré Tulga. J'ai alors regardé Rowan, roulant joyeusement autour sur le tapis à mes pieds. C'est tout? Kristin et moi , on s'est regardé l'un l'autre. Ghoste se mit à parler de nouveau.
«Il y a certaines choses que vous devez savoir avant de vous diriger en arrière,« traduisit Tulga.
«Tout d'abord, Rowan doivent avoir ceci, dit Ghoste en me donnant trois petites pierres. 
«Prends-les à la maison et ajoutes en quatre autres qui viennent de votre propre place et mettez les sous son oreiller pendant la nuit.
«OK, je pris les pierres et les cachais dans une poche de mon manteau. «Pourquoi le nombre sept?
Pas de réponse. 
Il ajouta: «Chaque année, à partir de maintenant jusqu'à ce qu'il soit neuf ans, vous devrez faire au moins un rituel bien comme ça. N'importe où, mais toujours avec de forts chamans.
«Je vois». Il parla alors  de sa conviction que Rowan deviendrait un jour un chaman, lui aussi.
«Et maintenant, il dit que nous devrions aller, dit Tulga, en se levant. 
Comme nous étions à mi-chemin de la porte, Ghoste dit quelque chose de plus. »Il dit. . . Tulga l'air nerveux. »Il dit que oui, Rowan deviendra progressivement de moins en moins autiste jusqu'à ce qu'il soit neuf ans. Après cela, vous, Rupert, vous devrez prendre le relais de Betsy comme son principal protecteur.
«Qu'est-ce que ça veut dire exactement? J'ai interrompu.
Tulga dit: «Je ne sais pas trop. Je suis désolé. Mais il dit aussi les mauvais comportements, les trucs qui vous rendent fou, vous savez, les problèmes de toilette, les crises de colère. ça va s'arrêter là. 
«Maintenant? Demandai-je. 
«Oui, répondit-il.
«Maintenant, comme aujourd'hui, maintenant? 
Tulga relaya la question, Ghoste hocha la tête. «Maintenant. A partir d'aujourd'hui. Oui.
Kristin et moi avons regardé l'un l'autre tout à fait muet.

Effectivement, 30 heures après, Rowan alla de lui-même aux toilettes pour la première fois de sa vie.
"Oh mon Dieu!" a déclaré Kristin. «Je ne peux pas y croire! ' J'ai hurlé. «C'est comme regarder l'Angleterre gagner la Coupe du Monde! «Incroyable, j'ai entendu murmurer Tulga pour lui-même.

Nous sommes rentrés à la maison avec un enfant complètement différent.
À notre retour au Texas, deux événements se sont produits, comme les chamans nous l'avaient prédit : Rowan est devenu propre et il a pu monter seul à cheval. Il n'y a pas de mots pour décrire le bonheur que nous avons ressenti.
Pour le sixième anniversaire de Rowan, quelques mois après son retour de la Mongolie, il y avait tant d'amis que nous avons dû organiser une fête propre - son premier parti d'anniversaire jamais - pour toute une ribambelle d'enfants.
Kristin et moi avons été en mesure de reprendre notre vie amoureuse. Avec l'arrivée du jeu dans la vie de Rowan est venu l'arrivée des baby-sitters dans le nôtre, qui nous a permis de prendre des soirées ensemble.
La révélation de me retrouver assis à une table de restaurant de ma femme, si belle encore, en regardant dans ses yeux marron foncé - si sombres qu'ils en sont presque noirs, avec ces petites lumières qui dansent dans leur centre - est exactement cela: une révélation. Il y avait si longtemps.
Plus besoin de penser à 100 pour cent à Rowan et son autisme. Nous avons le temps de penser à nous - l'un des cadeaux de la reprise de Rowan. La reprise est un mot trop fort? Peut-être la guérison, c'est mieux.
Rowan a huit ans aujourd'hui, et est encore autiste - son essence, ses nombreux talents, sont tous liés avec cela. Il a été guéri de dysfonctionnements terribles, son incontinence physique et émotionnelle, ses effondrements neurologiques, son anxiété et l'hyperactivité. 
Toujours autiste, « c’est son essence », mais débarrassé de ses souffrances. « Il ne sera jamais guéri de son autisme, et je ne voudrais pas qu’il le soit, conclut Rupert. Ce serait se fourvoyer. Pourquoi ne pourrait-il pas nager entre deux mondes, comme un migrant entre deux cultures ? Apprendre les compétences nécessaires à survivre dans celui-ci, tout en conservant la magie du sien. » 
Rowan continue d'apprendre les compétences nécessaires pour se baigner dans notre monde, tout en conservant la magie de son rêve.nous avons retenté l'aventure en 2008 chez les Bushmen, en 2009 chez les Indiens navajos.
À chaque voyage, Rowan a mûri et progressé. Cet été, nous partons tous les trois au nord de l'Europe, chez les Sami, les hommes-rennes.

Articles utilisés pour rédiger cet article : (liens accessibles en cliquant sur "source") Sourcesourcesourcesource 
- photos par Google images. 
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Par Elisabeth Rouzier - Publié dans : CHAMANISME
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